À 83 ans, Eddy Mitchell s’exprime avec une franchise déconcertante sur la guerre du clan Hallyday, provoquant une onde de choc dans le monde du show business français. Dans son autobiographie récemment publiée, l’icône du rock français ne cache rien, révélant des vérités brutales sur Johnny Hallyday, son ami de longue date, et sur la guerre d’héritage qui déchire la famille depuis la mort de l’idole.

Les mots d’Eddy résonnent comme un coup de tonnerre : “Je lui en veux.” Comment peut-on en vouloir à un ami décédé avec qui on a partagé tant de moments ? Ce cri du cœur, mêlé de colère et de tristesse, soulève des questions sur l’héritage chaotique laissé par Johnny et sur la gestion de sa mémoire par sa veuve, Laeticia Hallyday.
Dans une interview explosive, Mitchell ne mâche pas ses mots sur les concerts hommages et les statues érigées en l’honneur de Johnny, qu’il qualifie de “conneries”. Pour lui, ces événements ne sont rien d’autre qu’une exploitation commerciale de la mémoire d’un homme qui mérite mieux. Il dénonce une tendance à transformer Johnny en une relique, oubliant l’homme vibrant qu’il était.

La guerre d’héritage, qui oppose Laeticia à Laura Smet et David Hallyday, est au cœur de ses préoccupations. Eddy, qui a toujours été proche des enfants de Johnny, ne comprend pas comment on peut déshériter ses propres enfants. “On ne déshérite pas ses enfants”, martèle-t-il, prenant clairement position pour Laura et David, ce qui lui a valu de couper les ponts avec Laeticia.
Les fans sont divisés, certains soutenant la veuve de Johnny, tandis que d’autres prennent parti pour les aînés déshérités. Cette situation a engendré une guerre froide, où les piques médiatiques se multiplient, et la mémoire de Johnny est salie par des conflits d’argent. Eddy, malgré son âge avancé, continue de se battre pour ce qu’il estime juste, refusant de se plier aux attentes d’un hommage commercial.
Alors que le clan Hallyday s’enlise dans des batailles judiciaires interminables, Eddy Mitchell reste un phare de sincérité et de loyauté, affirmant que le véritable hommage à Johnny réside dans la mémoire vivante de leur amitié, plutôt que dans des cérémonies tape-à-l’œil. À 82 ans, il ne regrette rien et continue de faire entendre sa voix, déterminé à défendre l’héritage de son ami contre vents et marées.